Léon et Pierre-Louis Derbaudrenghien - Dairbau à Gourdinne

 

Depuis peu, deux frères, Léon et Pierre-Louis Derbaudrenghien, ont lancé une société unique dans la région... Elle se nomme « Dairbau » !

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Agence de Développement Local (ADL) : Messieurs Derbaudrenghien, pouvez-vous nous décrire vos activités et l'explication du nom de votre société?

Notre société vise trois activités : l'entretien et la réparation des instruments à vent (simple réglage, débosselage, retamponnage, remise à neuf,…), ensuite la vente d'accessoires pour tous les instruments (embouchures, becs, anches,…) et la vente d'instruments garantis (révisés et réparés par nos soins) et enfin l'expertise : lorsqu'une personne (un particulier ayant hérité, un assureur, ...) souhaite connaître la valeur d'un instrument ou d’une réparation.

Quant au nom de la société « Dairbau », il reprend le début de notre nom avec « air » à la place d'« er » en guise de jeu de mot en rapport avec l'air insufflé dans les instruments à vent afin d'émettre un son.


ADL : Depuis combien de temps êtes-vous installés ? Pourquoi vous êtes-vous établis à Gourdinne ?

Pierre-Louis : Nous sommes installés depuis novembre 2013. Léon est en temps plein et est véritablement l'artisan. Quant à moi, je m'occupe de l'administratif, du contact clientèle, de la communication. Je travaille ici à mi-temps mais il est vrai que pour le démarrage de l'activité, j'ai mis les bouchées doubles.

Nous nous sommes localisés à Gourdinne car nous avons eu l'opportunité d'avoir une partie de bâtiment située juste à côté de la maison familiale, que nous avons transformée en un atelier.

De plus, Gourdinne est facile d'accès depuis la N5 et situé entre Mons et Liège ce qui est profitable à notre niveau car les services proposés par notre société sont uniques dans un rayon de 70 kilomètres autour de ce village. Nous visons donc non seulement l'Entre-Sambre-et-Meuse mais également une bonne partie de la Wallonie et le nord de la France !


ADL : Pourquoi avoir choisi ce métier ?

Léon : je suis bricoleur. J'avais déjà fait quelques réparations par le passé et cela m'avait plu. J'apprécie également la minutie liée à ce travail. C'est donc naturellement que petit à petit l'idée de se lancer a germé. Être indépendant, c'est effectivement exigeant mais c'est valorisant. Le fait de me lancer avec mon frère m'a permis de me consacrer 100% à ce métier.


ADL : Votre métier ne s'improvise pas... Quelles sont les études que vous avez réalisées ?

Léon : mon frère et moi, nous sommes passionnés de musique depuis tout petits. J'ai suivi trois ans de formation en France, au Mans, à l'Institut Technique des Métiers de la Musique (ITEMM) afin de me spécialiser dans la réparation des instruments à vent.

Ensuite, j'ai effectué des stages dans des maisons réputées telles que Buffet-Crampon, Selmer et chez François Louis à Hannut spécialisé dans les becs de jazz pour saxophones.


ADL : Pourquoi vous êtes vous lancés comme indépendants maintenant ?

Léon : j' ai 28 ans. D'abord, il a fallu réaliser les différentes formations.

Ensuite, nous avons dû lancer la procédure pour créer la société et obtenir le prêt d'investissement de départ de 40.000 € pour l'achat du matériel entre autres.

Pierre-Louis : nous avons créé notre entreprise familiale après avoir bien discuté ensemble de nos différents potentiels.


ADL : Comment s’organise le travail ? Y a-t-il du matériel spécialisé ?

Il ne faut pas être virtuose pour réparer un instrument mais avoir une maîtrise technique des matériaux, de l'acoustique, du fonctionnement de l'instrument. Nous nous sommes équipés d'un outillage très pointu afin de pouvoir redonner vie aux instruments passant entre nos mains !


ADL : Quel type de clientèle visez-vous ?

Toutes les personnes qui pratiquent un instrument, du simple débutant au professionnel.


ADL : Comment touchez-vous votre clientèle ?

Les musiciens forment un réseau bien connecté, le bouche à oreille fonctionne bien.

En outre, nous utilisons différents supports de communication : une carte de visite, un dépliant, une newsletter, un site internet : www.dairbau.be

Enfin, nous avons bénéficié d'une couverture médiatique assez exceptionnelle : Canal C, RTL, RTBF et l'Avenir ont parlé de notre société familiale !


ADL : Etes-vous capables de réparer tous les instruments à vent?

Nous réparons tous les instruments usuels, classiques dits d'orchestre (trombones, tubas, saxophones, flûtes diverses, cor, ...). Nous ne nous occupons pas des harmonicas ni des accordéons.


ADL : Quels sont les avantages et les inconvénients liés à votre métier ?

Au niveau des avantages : la gestion libre de son emploi du temps, le métier d'artisan et le métier de passionnés où les rencontres sont nombreuses.

Les inconvénients : pas d'horaire mais de nombreuses heures passées dans l'atelier, pas de « confort » au niveau de l'emploi, de multiples démarches administratives.


ADL : De quoi êtes-vous le plus fier ?

Nous sommes tous les deux très fiers d'avoir ouvert cet atelier et du succès rapide qu'il connaît même si la prudence reste de mise !


ADL : Quelles sont vos perspectives professionnelles ?

Tout d'abord, rembourser notre prêt d'investissement. A moyen terme (3 à 8 ans) déménager vers un endroit plus grand afin d'avoir des espaces séparés entre le stockage des instruments, l'atelier et le bureau.


ADL : Un tout grand merci pour votre accueil convivial dans l'atelier de votre entreprise familiale...

Nous vous souhaitons « bon vent » !

Infos contacts : L’atelier « Dairbau » est ouvert du mardi au vendredi, de 9h30 à 17h30 et le samedi jusqu’à 12h30. Rue Trou Margot 1 bte 5, 5651 Gourdinne (derrière la place Saint-Walhère). Tél : 0497/30 48 53 – 071/94 76 44 – www.dairbau.be – info@dairbau.be