Cécile Huet - Kinésithérapeute

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Nous sommes allés à la rencontre de Madame Cécile Huet, kinésithérapeute à Yves-Gomezée pour évoquer avec elle son métier.

 

Agence de Développement Local (ADL) : Pouvez-vous nous décrire votre parcours ? 

Cécile Huet (C. H.) : J’ai fait un graduat de trois années et directement après celui-ci, j’ai ouvert mon cabinet sur Yves-Gomezée mais je travaillais également à l’époque sur Florennes. Cela fait plus de trente ans que je suis indépendante. Je suis recyclée en "respiration", en « école du dos ».

 

ADL : Quelles ont été vos motivations pour être kinésithérapeute ?

C. H. : Quand j’étais enfant, fille d’agriculteurs, j’aspirais à travailler dans ce secteur. Vers 12-13 ans, j’ai du aller chez un kinésithérapeute et depuis lors, c’est vraiment cela que j’ai voulu faire. C’est devenu une vraie passion.

 

ADL : En quoi consiste votre métier ?

C. H. : L’objectif, c’est de soulager le patient mais aussi de l’écouter. Une autre caractéristique de notre métier, c’est la disponibilité. En effet, quand une personne a besoin de notre aide, c’est généralement rapidement qu’elle demande notre intervention.

Je rencontre les patients à mon cabinet ou directement chez eux, souvent pour des séances d’une demi-heure, c’est donc également très enrichissant au niveau des contacts humains.

 

ADL : Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans le cadre de votre profession?

C. H. : Je remarque aujourd’hui que certains patients ont plus de difficultés financières et demandent le coût de la consultation avant qu’elle ait débutée. La précarité touche de nombreuses personnes.

Il y a quelques années, une autre difficulté liée à ma profession est apparue ; c’était une décision prise par le Ministre Vandenbrouke visant la diminution du nombre de séances pour une même pathologie. En effet, avant, il était possible de pratiquer autant de séances que nous le désirions pour une pathologie c'est-à-dire par exemple, quelqu’un qui souffrait au niveau du pied, pouvait être suivi autant de fois que nécessaire. Depuis cette mesure, ce nombre a été réduit à 18 séances maximum, ce qui a créé certaines difficultés financières et d’adaptation au niveau de notre secteur.

Ceci a été mis en œuvre afin d’éviter les abus.

 

ADL : Quels sont les avantages de votre métier ?

C. H. : C’est un métier où les résultats de votre travail sont visibles au cours des séances. En outre, puisque nous aidons les personnes, c’est très motivant. Tous les matins, c’est de bonne humeur que je me lève pour aller travailler !

 

ADL : Au vu du nombre de kinésithérapeutes sur le territoire (46 sur l’entité), comment vous démarquez-vous ?

C. H. : Tous ces kinés n’ont pas un cabinet, certains travaillent en hôpital. Néanmoins, comme je l’ai signalé, ce qui est important, c’est la disponibilité à offrir et être prêt à accueillir certains patients à 8h comme d’autres à 19h en fonction de leurs possibilités. Mon mari me dit souvent que je pratique la kiné à la carte !

Une autre qualité essentielle, c’est la rigueur car sans cela, les patients ne viendraient plus me consulter et iraient ailleurs.

 

ADL : Existe-t-il un réseau de kiné sur l’entité ou à une plus grande échelle ?

C. H. : Il existe une association de kinés sur Walcourt.

Cela fait du bien de rencontrer des personnes de notre profession car cela permet d’échanger des informations, faire part des problèmes que nous rencontrons et connaître de visu les différents kinés de la région ! Une garde est même organisée via l’association pour permettre aux cas urgents d’être rapidement traités.

Une autre forme de soutien, ce sont « les mardis de la kiné » qui se donnent à Erasme à l’Université Libre de Bruxelles. Une fois par mois est organisée une conférence sur un sujet particulier. La profession n’impose pas ces colloques mais cela permet de se recycler ce qui est très important dans notre métier ! Comme je l’ai signalé en commençant l’interview, je suis recyclée en « respiratoire », en « école du dos ».

 

ADL : un tout grand merci de votre accueil et nous vous souhaitons beaucoup de succès pour la suite !

Interview réalisée en décembre 2009