Christophe Vandenhaute - Société Erolec à Chastrès

La société Erolec, établie sur le Parc d'Activité Economique de Chastrès, est spécialisée dans l’électroérosion. Nous avons rencontré son directeur, Christophe Vandenhaute au sein de son entreprise.

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Agence de Développement Local (ADL) : Monsieur Vandenhaute, pouvez-vous vous présenter et expliquer votre parcours ?

Christophe Vandenhaute (C.V.) : J’ai 44 ans, je suis ingénieur industriel en mécanique de formation. J’ai terminé ces études en 1991 à Liège. Mon premier emploi fut enseignant en mathématique – physique à l’Athénée Royal Jean Rey à Couvin. Ensuite, j’ai fait mon service militaire, obligatoire à l’époque !

J’ai également obtenu l’agrégation et ai suivi des cours de langue en parallèle au Forem pendant quelques mois avant de décrocher un emploi en tant qu’ingénieur dans une société spécialisée en usinage.

Après 12 années au sein de cette entreprise, je me suis lancé en tant qu’indépendant en rachetant une société spécialisée dans l’électroérosion, Erolec. C’était en 2006 !


ADL : L’électroérosion, qu’est ce donc?

C.V. : C’est un procédé d’usinage qui permet d’obtenir des pièces avec une extrême précision ou présentant une géométrie complexe. Le procédé permet surtout de travailler des matériaux très durs (acier trempé, carbure de tungstène, …).

Concrètement, cela consiste à enlever de la matière dans une pièce, en utilisant des décharges électriques par le biais, notamment, d’un fil faisant office d’électrode. L’arc électrique formé entre le fil et la pièce permet de vaporiser la matière et de façonner la pièce voulue.

Puisque l’usinage se réalise par le biais d’un courant électrique, seuls les matériaux conducteurs (aciers, cuivres, aluminium, inox, carbure de tungstène, …..) pourront être usinés par électroérosion. La vitesse d’usinage par ce procédé dépend essentiellement du type de matériau (propriétés physico-chimiques) à usiner et de son épaisseur (volume de matière érodée).


ADL : Quelle évolution a connu votre société ?

C.V. : Fin des années 80, Monsieur Hannecart, l’ancien Administrateur, créait la société Erolec. Il l’établit à Nalinnes.

En 2006, je reprends cette société qui était un sous-traitant de la société pour laquelle je travaillais à l’époque. Je fais le choix de garder l’employé d’Erolec qui possède un bagage important dans le domaine de l’électroérosion.

De 2006 à 2011 : La société Erolec reste localisée sur Nalinnes mais les locaux sont exigus, peu fonctionnels et je n’en suis pas propriétaire. Je décide donc d’acheter un terrain dans le Parc d’Activité Economique de Chastrès et d’y faire construire un bâtiment répondant aux exigences d’une telle activité.                                                         

Le déménagement se fera en novembre 2011.




ADL : Pourquoi avoir choisi Chastrès ?


C.V. :
Le principal argument, c’est la proximité de mon domicile, situé à Laneffe. C’est en effet très pratique : parfois le week-end, je peux lancer une exécution de pièce et revenir dans le quart d’heure chez moi.

Il est clair également que le prix du terrain au m² est vraiment attractif !

Enfin, le fait d’être localisé dans un parc avec d’autres entreprises est très intéressant.




ADL : Quels sont les domaines d’activités pour lesquels Erolec travaille ?

C.V. : Nous travaillons pour l’industrie en général. Nous agissons particulièrement dans des domaines tels que le spatial, le médical, le pharmaceutique, le pétrochimique, …




ADL : Quels sont vos clients ?

C.V. : Toutes entreprises ayant des besoins en usinages de pièces mécaniques ou d’ensembles mécaniques. Nos clients se trouvent essentiellement en Belgique mais aussi en France et au Luxembourg.  

Nous ne faisons pas réellement de campagne de publicité. La meilleure des publicités reste la qualité de notre travail. Nos clients viennent souvent de bouche à oreilles.  Une cinquantaine de clients différents par an ; certains sont très réguliers et d’autres moins. Tout dépend de leurs besoins.

Actuellement, nous ne disposons pas de site internet. Je dois absolument en créer un à moyen terme! Il faut que je trouve le temps de m’y pencher.


ADL : Concrètement, comment ça se passe au niveau d’une commande ?

C.V. : Deux possibilités :

-         Soit le client désire réaliser un travail à partir d’un plan ou d’une esquisse. Il nous fournit un cahier des charges. J’établi mon prix. Si les conditions lui conviennent, le client nous passe une commande. Dans cette configuration, je prends en charge l’entièreté du travail allant de l’achat de la matière à la fabrication jusqu’à la livraison chez le client. Pour la fabrication, nous redessinons les pièces à usiner sur un logiciel CFAO (Conception et Fabrication Assistée par Ordinateur) afin de générer un programme d’usinage qui sera envoyé dans la commande de la machine qui usine.

-         Soit le client souhaite modifier une pièce préexistante .Dans ce cas, nous effectuons une ou plusieurs opérations sur cette pièce. Pour être simpliste, nous devons par exemple aléser (réaliser un trou à travers tout) un trou dans une pièce avec une extrême précision à un endroit particulier. Ensuite, c’est plus ou moins le même processus à la différence qu’aucune matière première n’est à acheter… C’est donc plus simple !


ADL : Aujourd’hui, quels sont les atouts de votre entreprise ? 

C.V. : Nous avons trois atouts majeurs :

- Notre savoir faire.

- Notre flexibilité. Nous pouvons répondre à une demande avec un délai assez court.

- Nos prix. Ils sont compétitifs !


ADL : Quelles sont les perspectives pour votre entreprise?

C.V. : Les perspectives sont de maintenir un niveau d’activité confortable malgré la conjoncture actuelle. Pour cela, je compte rentabiliser l’outil au maximum.

Cela veut dire que je compte augmenter ma productivité sans engagement immédiat mais dès que possible et j’espère rapidement.

Je compte intégrer deux nouvelles personnes : une dans l’atelier et une au niveau administratif. Dans la mesure du possible, j’engagerai des travailleurs de notre région.




ADL : Au niveau professionnel, êtes vous fier de votre parcours ?

C.V. : Je n’ai pas à proprement dit un sentiment de fierté mais plutôt le sentiment d’avoir toujours assumé les décisions que j’ai prises tout au long de mon parcours professionnel. J’ai des objectifs et je ne regrette pas le choix de m’être lancé comme indépendant.

Mais jamais, je ne me dis, ça y est, c’est gagné, j’y suis arrivé. J’ai toujours l’envie de progresser, d’améliorer les performances de mon entreprise. C’est un défi continuel ! Je me remets souvent en question. Le travail rend humble !


ADL : Monsieur Vandenhaute, c’est un métier intéressant et méconnu que vous nous avez fait découvrir.

Merci pour votre agréable accueil et d’avoir partagé votre expérience professionnelle avec nous !

Bon vent !

SPRL Erolec, allée des Meules, 10 Parc d’Activité Economique de Chastrès. Tél. : 071 21 73 11. GSM : 0498/03.78.69