Les plantes invasives

Les plantes invasives



Une espèce invasive est une espèce exotique qui, naturellement ne pourrait coloniser une aire géographique donnée, et qui une fois introduite se comporte comme un envahisseur au détriment de nos planes et/ou animaux sauvages.

 

Est-ce vraiment dangereux pour la nature ?

Sans aucun doute, OUI ! C’est en fait la deuxième cause d’extinction des espèces dans le monde, après la destruction des habitats.

Leurs effets sont surtout perceptibles dans les milieux urbanisés, le long des cours d’eau, les milieux fragilisés. Leurs impacts se manifestent d’abord sur la végétation sauvage petit à petit étouffée par ces plantes invasives. Ensuite, sur les animaux qui ne trouvent plus de nourriture adaptée avec d’abord la disparition des végétariens (incapables de manger ces plantes exotiques) suivi de leurs prédateurs.     

En Belgique, pas loin d’une centaine de plantes et d’animaux exotiques sont recensés comme envahissants à divers degrés. Une liste grise (40 espèces) et une liste noire (60 espèces) ont été définies. La première regroupe les espèces envahissantes dans les milieux urbanisés alors que la seconde regroupe des espèces capables de coloniser des habitats naturels et sauvages.


Sur la commune de Walcourt, on trouve la Berce du Caucase, la Balsamine de l’Himalaya et la Renouée du Japon.


La Renouée du Japon (Fallopia japonica)


Plante vivace, à rhizomes lignifiés volumineux, de hauteur comprise entre 1 et 2.5 mètres (pouvant atteindre 4 mètres), fleurissant d’août à octobre.

Fleurs blanc verdâtre disposées en panicules à l’aisselle des feuilles. Celles-ci sont alternes, simples. La feuille est ovale à triangulaire, à base tronquée droite à arrondie voire cordée. Tige robuste, légèrement striée, souvent tachetée de rouge, creuse.

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A faire


  • Faucher mensuellement de juin/juillet aux premières gelées
  • Faucher en-dessous du premier nœud
  • Entasser les cannes sur le site même, à l’endroit de la population fauchée, pour limiter le transport et le risque de contamination
  • Stocker les résidus de fauche sur bâche en milieu ouvert et recouvrir le tas pour éviter toute dispersion par le vent
  • S’assurer du séchage (rhizome) ou brûler dès que possible
  • Surveiller qu’aucun résidu ne s’enracine pour l’extraire immédiatement
  • Nettoyer les outils
  • Répéter plusieurs années de suite

Ne pas faire


  • Ne pas planter ni distribuer
  • Ne pas traiter chimiquement en bordure de cours d’eau ou en zone naturelle préservée
  • Ne pas jeter les résidus de fauche dans la nature ou dans la rivière
  • Ne pas stocker les résidus de fauche en milieu fermé, sans surveillance
  • Ne pas composter
  • Ne pas transporter les résidus sans s’assurer qu’ils ne soient correctement couverts
  • Ne pas déplacer les terres contaminées

Pour plus de renseignements : http://www.natagora.org/files/Fiche_Renouee_du_Japon.pdf


La Balsamine de l’Himalaya (Impatiens glandulifera)


Plante annuelle de hauteur comprise entre 1 et 2.5 mètres fleurissant de mi-juin à octobre. Fleurs à corolle longue de 2.5 à 4 cm, de couleur pourpre à blanche et présentant un éperon atrophié.

Tige charnue, translucide, creuse, rougeâtre et formant un bourrelet au-dessus des nœuds.


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A faire


  • Gérer la plante en fleurs mais avant la formation des graines (fin juin/ début juillet)
  • Arracher l’entièreté de la plante ou faucher en-dessous du premier nœud afin d’éviter toutes reprises au niveau des nœuds
  • Enlever la terre des racines
  • Rassembler les balsamines coupées ou arrachées en un tas sur milieu ouvert, s’assurer du séchage complet ou le brûler si possible
  • Réaliser des vérifications mensuelles du site
  • Répéter la gestion pendant plusieurs années successives

Ne pas faire


  • Ne pas planter, semer ni distribuer
  • Ne pas traiter chimiquement en bordure de cours d’eau ou en zone naturelle préservée
  • Ne pas débroussailler au-dessus du premier nœud / Ne pas arracher qu’une partie de la plante
  • Ne pas jeter les résidus de fauche en milieu fermé sans surveillance / Ne pas transporter les résidus de gestion non correctement couverts
  • Ne pas composter
  • Ne pas déplacer les terres contaminées

Pour plus de renseignements : http://www.natagora.org/files/Fiche_Balsamine_de_l_Himalaya.pdf



La Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum)


Plante bisannuelle à pluriannuelle de hauteur comprise entre 1.5 et 4 mètres, robuste, à sève photo-sensibilisante (brûlure pouvant aller jusqu’au 3ème degré), fleurissant de juin à juillet.

Ombrelles composées dont la principale peut atteindre 20 à 50 cm de diamètre et compter de 50 à 120 rayons, longs de 8 à 30 cm.

Feuilles alternes à divisions dentées.

Tige robuste, creuse présentant un diamètre basal supérieur à 6 cm souvent tachetée de rouge.



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A faire


  • Gérer la plante en fleurs avant la formation des graines (mi-juin / début juillet)
  • La sève de la Berce de Caucase étant photo-sensibilisante, gérer avec un équipement complet : gants imperméables, lunettes de protection et vêtements de protection imperméables, …
  • Gérer par la coupe sous le collet, à 10-15 cm en-dessous du sol à l’aide d’une bêche sur sol meuble, ou d’une pioche, d’une houe sur sol caillouteux
  • Retirer la terre autour du collet afin d’accélérer le séchage
  • Après coupe de l’individu, couper les ombelles à même le sol afin de limiter toute projection de sève. Si la maturation des ombelles est avancée, brûler les ombelles dès que possible
  • Stocker le reste du matériel végétal de manière groupée en milieu ouvert et s’assurer du séchage complet ou exporter en couvrant correctement les remorques
  • Nettoyer les outils à grandes eaux avec des gants imperméables
  • Réaliser une vérification 3 semaines environ après la gestion en vue d’éliminer tout individu oublié ou à floraison tardive
  • Répéter la gestion pendant plusieurs années successives

Ne pas faire


  • Ne pas planter, semer ni distribuer
  • Ne pas traiter chimiquement en bordure de cours d’eau ou en zone naturelle préservée
  • Ne pas faucher, ou couper sous l’ombelle sans coupe sous le collet sous peine qu’une seconde fructification ne se produise
  • Ne pas toucher sans se munir de gants imperméables
  • Ne pas toucher les outils souillés à mains nues
  • Ne pas jeter les résidus de fauche dans la nature ou dans la rivière
  • Ne pas stocker les résidus de fauche en milieu fermé sans surveillance
  • Ne pas transporter les résidus non correctement couverts
  • Ne pas composter
  • Ne pas déplacer les terres contaminées


Pour plus de renseignements : http://www.natagora.org/files/Fiche_Berce_du_Caucase.pdf