Les hôtes des combles et clochers

Opération « combles et clochers »

 

 

Nombre d'espèces animales se trouvent dans les combles, greniers et clochers de nos bâtiments, un milieu favorable leur permettant de se reproduire, notamment grâce au microclimat  qui y règne.

 

Ainsi, dans le cadre de l'Année Européenne de la Conservation de la Nature en 1995, la Région Wallonne a lancé l'opération Combles & Clochers. Depuis cette date, le Ministère de la Région Wallonne et les communes participantes travaillent de front pour protéger certaines espèces. Le Ministère de la Région Wallonne octroie des subsides aux communes participantes pour la réalisation des aménagements nécessaires. Ceux-ci visent à favoriser l'occupation des combles et des clochers de bâtiments publics par les chauves-souris, les chouettes effraies, les choucas et les martinets noirs et donc de maintenir, restaurer ou créer un vaste réseau de gîtes favorables à la reproduction. La plupart de ces espèces sont très utiles, insectivores ou prédateurs de micro-mammiféres nuisibles, et sont d'ailleurs protégées.

 

Description des hôtes des combles et clochers

 

Les chauves-souris


chauve_souris

Ces mammifères volants se nourrissent exclusivement d’insectes chassés au cours d’incessants vols nocturnes. Elles hivernent dans des cavités diverses, principalement souterraines. A la belle saison, les femelles de certaines espèces se réunissent dans les combles des églises où elles constituent des maternités. C’est là que naissent et sont élevés leurs petits. Chaque femelle donne naissance à un seul jeune par an.

Pourquoi les combles des églises ?  Parce que ces greniers offrent tranquillité et chaleur, deux conditions irremplaçables pour la réussite de la reproduction.








La chouette effraie


chouette

Elle niche dans les granges et les églises. La nuit venue, l’effraie, de son vol bas et silencieux parcourt les environs à la recherche de nourriture. Ses proies sont surtout de petits rongeurs. Période d’abondance, période de disette ? L’effraie adapte le nombre de ses jeunes en conséquence et renonce parfois à se reproduire.

 

Avec l'expansion de la colombophilie, on assiste à un envahissement toujours plus important des clochers et autres combles par les pigeons domestiques. Aussi, depuis une vingtaine d'années, les accès à ces bâtiments sont progressivement obturés, notamment par du treillis.
Les églises sont particulièrement visées par ces actions de protection, et leur aménagement en vue de la conservation de la nature ne lèse personne.


La solution idéale est d’empêcher l’accès des pigeons aux clochers par la pose, sur les abat-sons et autres ouvertures, d’un treillis comportant des passages sélectifs pour les chauves-souris. La réalisation de dispositifs en faveur de l’effraie peut également être envisagée.