Les réserves naturelles

Quelques exemples d’espaces protégés en Wallonie

 

 

1. Les réserves naturelles domaniales

 

Ces sites disposent d’un statut de protection particulièrement fort permettant de préserver à long terme leur haut intérêt biologique.

 

Les réserves naturelles domaniales sont gérées par la Direction de la Conservation de la Nature et Espaces verts. Sur le terrain, ce sont les services extérieurs du département de la Nature et des Forêts qui prennent le relais.

 

Que peut-on faire dans une réserve naturelle domaniale ?  Comme dans toute réserve naturelle, la priorité est donnée à l’épanouissement de la nature. Voilà pourquoi le règlement-cadre des réserves naturelles domaniales interdit toute activité, hormis la circulation sur les chemins prévus à cet effet et hormis les travaux nécessaires à la mise en œuvre du plan de gestion. Ici, la nature a tous ses droits.

 

Site des Boussaires et Houssaires à Pry

 

Il couvre une surface d’environ 11 hectares et se présente sous la forme de petites prairies au Nord, entrecoupées de haies et d’une chênaie-hêtraie à sous-bois de buis. La partie située au Sud est quant à elle occupée par une carrière désaffectée. Le site possède une flore et une faune diversifiée. La flore est caractérisée par la présence d’espèces calcicoles (aimant les sols calcaires), thermophiles (aimant la chaleur) et xérophiles (aimant le sec). L’entomofaune (insectes) est particulièrement intéressante sur le site. On peut notamment y observer un grand nombre de papillons. La population en mollusques de ce site est riche et présente un grand intérêt. Six espèces inventoriées sur le site sont considérées comme assez rare dans notre pays.




Selon la législation, l’accès du public au site est limité aux chemins et endroits dûment signalés. Au niveau du site des Boussaires et Houssaires, il n’y a pas de chemins et endroits dûment signalés.

Pour plus de renseignements : contacter le DNF, cantonnement de Philippeville au 071/66.21.50



2. Les réserves naturelles agréées

 

Les associations de protection de la nature accomplissent un travail important de sauvegarde d’espaces naturels. Avec plus de cinq mille hectares de sites achetés ou loués, elles assurent la gestion d’un réseau de réserves naturelles qui peuvent bénéficier d’un statut officiel. L’achat de sites, avec la contribution financière du public, de sponsors et de la Région Wallonne, permet déjà de disposer de sérieuses garanties. Mais le statut de réserve privée ne fait pas toujours autorité face à des menaces. Voilà pourquoi un nombre grandissant de réserves sont présentées à l’agrément de la Région Wallonne.

 

L’agrément prend du temps mais le jeu en vaut la chandelle ! En effet, les sites agréés peuvent bénéficier a posteriori d’un subside de la Région Wallonne. Dans les limites des crédits budgétaires alloués par le parlement wallon, un maximum de 50 % des coûts d’achat de la réserve peut être alloué. Cette aide aux réserves naturelles agréées n’est pas automatique mais a toujours été accordée jusqu’à présent. C’est une manière de reconnaître la qualité du travail du milieu associatif. Par ailleurs, les associations peuvent également bénéficier de subsides annuels pour la gestion des réserves naturelles agréées.

 

Réserve naturelle de l’Eau d’Yves

 

D’une superficie de 30 hectares environ, la réserve se compose pour la moitié de prairies et pour l’autre moitié de bois de versants.

Les prairies alluviales situées tout le long de la rivière sont humides et accueillent des plantes exigeantes en eau. Celles situées sur les versants sont plus ensoleillées et abritent des pelouses sèches.

 

Pour plus de renseignements : http://www.natagora.be/eaudyves/index.php?id=902

Meandre-versant-2  

 

3. Les zones humides d’intérêt biologique

 

Ces zones assurent une protection restrictive de la faune et de la flore, mais autorise la chasse et la pêche. Cueillir, déplanter, endommager ou détruire les plantes indigènes est, en tout temps interdit. Les animaux ne sont pas en reste. A tout moment, il est interdit de les chasser, de les tuer, de les détruire, de les capturer ou simplement de les perturber. A l’exception toutefois des espèces dont la chasse est ouverte annuellement et des espèces qui peuvent être pêchées, de la taupe et de plusieurs espèces de rongeurs (rats, souris, campagnols, …).

 

Si nécessaire, le ministre chargé de la conservation de la nature peut aussi prendre des mesures complémentaires de protection des zones humides d’intérêt biologique afin d’assurer le maintien des espèces présentes.

 

Mares d’Yves-Gomezée et de Daussois

 

Dans ce site se côtoie différents types de végétations comme des pelouses ouvertes à cladonies, friches, groupements rivulaires, boisements pionniers,…

Sur le plan faunistique, on y observe un important peuplement d’hyménoptères ainsi que plusieurs espèces d’odonates et d’amphibiens.

 

Pour plus de renseignements :

http://biodiversite.wallonie.be/cgi/sibw.sgib.form.pl?SGIBCODE=928

http://wallex.wallonie.be/PdfLoader.php?type=doc&linkpdf=6879-6151-18